Courtier immobilier: quelle perspective pour 2020?

Aujourd’hui un Français sur deux passe par un courtier afin de trouver la meilleure offre de crédit. Rapidité, disponibilité ou encore accompagnement, ces derniers nous offrent un service personnalisable tout en facilitant nos recherches.

Si le secteur de l’immobilier est apparu en 2019 comme une année record en termes de crédits accordés aux consommateurs, 2020 s’annonce différente. Dans un marché immobilier en pleine expansion, les banques n’hésitent plus à limiter le rôle des courtiers, mais pour quelles raisons?

 

Le courtier, un expert au plus près du consommateur


Principal acteur entre les banques et le particulier, le courtier représente un intermédiaire de confiance, et un apporteur de nouveaux clients pour les enseignes bancaires.
Ayant la même responsabilité que votre conseiller, le courtier, lui, offre une neutralité dans les offres proposées. En plus d’apporter une vision panoramique des solutions, il accompagne le client dans toutes ses démarches. Véritable intermédiaire entre la banque et le consommateur, cet expert est synonyme de confiance et de transparence.


Plus besoin de comparer les nombreuses offres qui s’adressent à vous, ni de vous inquiéter lors d’un projet de crédit immobilier. Car oui, 85 % des Français se considèrent comme stressés dans une recherche de crédit immobilier.
Vous l’aurez compris, le courtier joue un rôle clé pour les acquéreurs et les établissements bancaires.

 

Un marché du crédit en pleine révolution


Si le secteur du courtage se porte bien, et est apprécié chez les Français, celui des banques lui, est en constante évolution.

Confronté à des taux historiquement bas et à de nouvelles attentes provenant des consommateurs, les établissements de crédit doivent s’adapter constamment afin de proposer les meilleures offres.
Passant de 3,1 % en 2012, à 1,15 % en 2019, la moyenne des taux de crédit immobilier n’a cessé de diminuer, et cela est dû à la volonté de la Banque Central Européenne de relancer l’économie par la consommation. Un projet mis en place afin d’anticiper la faible croissance européenne.

Les taux intéressants, la durée d’emprunt allongée ou encore un rajeunissement du côté des emprunteurs, ont entraîné une augmentation du nombre de crédits. Afin d’illustrer cela, en 2019, la production de crédit a été supérieure de plus de 20 % aux objectifs que s'étaient fixées les banques. Un chiffre conséquent notamment lié à l’apport du courtage.

En effet, ces précieux experts représentent 40 % du marché des crédits, une donnée importante qui risque d’évoluer d’ici 2022 pour atteindre les 50 %.

Mais récemment, une banque a fait les gros titres en refusant de signer certains dossiers provenant des courtiers. Un choix qui peut paraître incompréhensible en sachant que le courtage représente quasiment la moitié des dossiers réalisés. Cependant, cette tendance à la hausse du côté des banques est-elle justifiée ?

 

Vers la fin des courtiers immobiliers?


Si l’apport des courtiers joue un rôle important pour les établissements bancaires, les experts en crédit coûtent visiblement trop cher. En effet, avec des commissions d’en
moyenne 1 % en plus des honoraires, les banques se définissent comme perdantes lors de dossiers importants. Elles considèrent le montant des tarifs généralement trop coûteux et certaines d’entre elles ont opté pour une revalorisation des contrats envers les courtiers. L’objectif est simple: améliorer les marges !

De plus, l’évolution de la législation est un autre aspect pris en considération, et mis en avant afin de limiter l’apport des courtiers. Les nouvelles directives instaurées par l’HCSF (Haut Conseil de la Stabilité Financière) viennent impacter le marché du crédit immobilier puisqu'elles encouragent les prêteurs à limiter la durée du prêt à 25 ans et les mensualités de remboursement à un tiers du revenu.

Ces nouvelles décisions bancaires auront pour effet la baisse du nombre de courtiers, donc moins d’accompagnement, et une plus grosse insatisfaction de la part des consommateurs envers les banques !
Une situation qui se tend entre les deux parties et qui peut avoir pour conséquence finale un effet considérable sur les ménages.

Cependant, nos experts en crédit immobilier peuvent toujours s’appuyer sur les associations représentatives de l’intermédiation bancaire (l’AFIB, CNCGP....) afin de faire respecter leur statut et la loi. Affaire à suivre...

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