Coup de chaud sur votre facture d’électricité !

Vous n’êtes pas le seul à avoir eu chaud cet été, votre facture d’électricité aussi ! En cause ? Une augmentation historique des tarifs réglementés de vente (TRV) annoncée au début du mois de juin. Ce n’est pas tout puisqu’elle fut suivie d’une seconde hausse au mois d’août, alors même que la première faisait l’objet de nombreuses contestations de la part des Français. Le gouvernement fut d’ailleurs pris pour cible, parfois à tort. En effet, les causes sont plus complexes qu’il n’y paraît et l’État français n’est pas le seul à jouer un rôle. LeComparatif.com mène l’enquête et vous explique “le pourquoi du comment” d’une telle augmentation.

 

Une hausse historique de 5,9% des tarifs

Pour les 25 millions de foyers français se chauffant à l’électrique, l’été a commencé avec une mauvaise nouvelle. L’État a annoncé, au début du mois de juin, une hausse de 5,9% des tarifs réglementés de l’électricité. Il faut remonter 20 ans en arrière pour voir une augmentation similaire des prix. On comprend mieux le mécontentement des ménages français ! Cette nouvelle fut d’autant plus mal accueillie que les prix de l’électricité étaient gelés depuis l’hiver dernier en raison du mouvement des gilets jaunes. Voyant leur facture d’électricité augmenter d’environ 85€ par an, ces nouveaux tarifs furent la source de nombreuses contestations et critiques en particulier pour les  foyers les plus modestes.

Néanmoins, ce n’est pas la seule hausse sur l’électricité qu’ont connue les Français cet été. Les prix ont en effet augmenté de nouveau au mois d’août. Cette fois-ci, la hausse fut de 1,23% en moyenne. Dans le détail, elle a été de 1,26% pour les particuliers et 1,10% pour les petits professionnels. Même si elle est moins importante qu’en juin, le poids d’une telle augmentation sur la facture d’un ménage français est énorme.

 

Quelles sont les causes de ces augmentations ?

Si l’État prend la décision d’augmenter les tarifs réglementés de vente de l’électricité, ce n’est évidemment pas par plaisir. En outre, l’État n’a pas la mainmise sur les tarifs de l’électricité puisque 2 autres acteurs interviennent dans la prise de décision : la Commission de Régulation de l'Énergie (CRE) et le Conseil Supérieur de l’Énergie (CSE). C’est d’ailleurs la CRE qui a la lourde tâche de calculer les évolutions des tarifs de l’électricité avec en point de mire l’obligation légale que les tarifs couvrent les coûts de production de l'électricité.

Ainsi, pour la CRE et le CSR, ce serait l’augmentation des coûts d’EDF qui serait à l’origine de la hausse brutale des tarifs de l’électricité. Jean-François Carenco - président de la CRE - expliquait même lors d’une interview accordée à CNews que “la qualité de notre système électrique fait qu’on était obligé de faire cela”. De son côté, le gouvernement mettait en relief une autre raison : l’augmentation des prix de gros de l’électricité en 2018.

 

Une réalité bien plus complexe …

Cependant, d’après l’Autorité de la concurrence "40 % de l'augmentation prévue ne correspondent pas à une augmentation des coûts d'EDF, mais ont pour but de permettre à ses concurrents de proposer des prix égaux ou inférieurs aux tarifs réglementés de ventes (TRV) ".

Effectivement, avec la libéralisation du marché de l’énergie dans les années 2000, de nouvelles entreprises sont venues concurrencer l’historique EDF. Au début, les prix du marché étaient bas ce qui permettait aux concurrents d’être compétitifs par rapport à EDF. Néanmoins, en 2008 les prix pratiqués sur le marché de gros deviennent trop élevés et il devient impossible pour les nouveaux arrivants de se développer face au géant français.

Pour éviter une situation de monopole, l’Autorité de la concurrence imposa alors dès 2007 l’obligation pour EDF de revendre à ses concurrents l’électricité nucléaire qu’elle produit à un prix fixé par l’État, inférieur au prix du marché de gros. En 2010, la loi NOME vient consolider la première mesure, en particulier avec le dispositif ARENH qui permet aux fournisseurs alternatifs d’obtenir 25% de l’électricité produite par EDF à un tarif réglementé de vente (TRV) de 42€/MWh. Les concurrents d’EDF peuvent donc acheter leur électricité soit sur le marché de gros, soit directement à EDF lorsque le TRV est plus avantageux.

Par conséquent, jusqu’à 2018 la majorité d’entre eux achetait sur le marché de gros car les prix pratiqués étaient plus compétitifs que ceux d’EDF. Sauf que fin 2018, la situation s’est inversée. Les prix sur le marché de gros ont grimpé jusqu’à atteindre 70€/MWh. Cela a obligé les fournisseurs alternatifs à se fournir chez EDF. Mais les besoins de ces derniers excédaient le volume de 25% imposé par l’ARENH, les contraignant à acheter le volume d’électricité manquant sur le marché de gros, à un prix très élevé. Cela a considérablement augmenté leur coût d’approvisionnement. Leurs prix devinrent alors plus élevés que les TRV, leur empêchant d’être compétitif par rapport à EDF. Ainsi, afin de protéger la concurrence, les tarifs réglementés de vente ont dû être revus à la hausse.

 

… Qui révèle une méthode de calcul inadaptée

S’il y a bien une leçon que l’État peut tirer de cette hausse du prix de l’électricité, c’est que son mode de calcul est insatisfaisant. Le problème majeur vient du quota de 25% qu’impose le dispositif ARENH. Effectivement, les besoins en électricité des concurrents d’EDF dépassent ce quota, ce qui les contraint d’acheter le complément sur le marché de l’électricité, à des prix de gros qui sont aujourd’hui nettement supérieurs au prix de l’électricité nucléaire d’EDF. Une des solutions serait alors de rehausser ce quota. Le gouvernement comme EDF semblent d’ailleurs être favorables pour reformer  les modalités de régulation de l’électricité nucléaire.

Mais le quota n’est pas le seul paramètre à remettre en cause. Bernard Lévy, le PDG d'EDF, rappelle à ce titre que "quand on paye une facture d'électricité, on paye plus du tiers de taxes". Ces dernières années, la part des taxes sur une facture n’a d’ailleurs pas cessé de croître. Une des solutions qui s’offre alors serait de moins taxer l’électricité. Cependant, dans une société qui cherche à devenir de plus en plus verte et qui a fait du nucléaire son premier ennemi, moins taxer l’électricité serait paradoxal et utopique…

 

Une bonne solution pour trouver le meilleur prix : comparer !

Bien que les prix de l’électricité aient augmenté, ayez le réflexe de comparer les différentes offres proposées par les fournisseurs d’énergie.

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