Malus-bonus écologique : le nouveau barème 2020 révélé !

Le malus-bonus automobile, aussi appelé malus écologique ou écotaxe, est entré en application en France il y a plus de 10 ans. Et depuis sa mise en œuvre, il ne cesse d’évoluer. Effectivement, son barème est modifié deux fois par an, en janvier et en juin. Celui applicable au 1er janvier 2020 a d’ailleurs été révélé très récemment. Mais vous en avez certainement déjà entendu parler tant il a suscité des réactions auprès des Français. Alors, quels sont les changements apportés par ce nouveau barème du malus écologique 2020 ? Sur LeComparatif.com on répond à toutes vos questions !

 

Qu’est-ce que le malus-bonus automobile ?

Voté en 2007 et mis en application pour la première fois le 1er janvier 2008, le bonus-malus écologique a pour objectif d’encourager les Français à acheter un véhicule “propre” plutôt qu’une voiture polluante.

Pour cela, l’État récompense par une prime les automobilistes qui achètent une voiture non polluante, c’est ce qu’on appelle le bonus écologique. A contrario, il sanctionne par une taxe les personnes ayant acheté une auto polluante, c’est le fameux malus écologique. Ce dernier concerne tous “les véhicules de tourisme acquis et immatriculés pour la première fois en France ou à l'étranger à compter du 1er janvier 2008” (d’après l’ANTS). Au niveau de la taxe, celle-ci doit être réglée lors de la délivrance de la carte grise du véhicule.

Pour définir quels sont les véhicules dits polluants, le gouvernement a mis en place une grille du montant de la taxe en fonction du taux d’émission de dioxyde de carbone. Pour faire simple, plus votre voiture rejette du CO2, plus vous risquez de payer une somme élevée. En ce sens, le malus écologique est souvent considéré comme une “punition” par les Français plutôt qu’une véritable mesure d’encouragement. D’autant plus que le montant de la taxe ne cesse d’augmenter à chaque semestre, et qu’en parallèle, le nombre de véhicules concernés par le malus s’élargit tandis que celui du bonus rétrécit. Un phénomène qui n’échappe d’ailleurs pas au barème 2020 du malus auto !

 

Une sévère hausse du malus en 2020 pour les voitures neuves !

Le nouveau barème du malus voté par le gouvernement en octobre dernier entrera en vigueur au 1er janvier 2020. Et le moins qu’on puisse dire est qu’il est beaucoup plus strict avec les propriétaires de véhicules polluants par rapport à celui de juin 2019. Ce malus englobera d’ailleurs plus d’automobilistes : en tout, 54 % des voitures achetées neuves en 2020 seront concernées, contre 37 % en 2019.

En premier lieu, le seuil de déclenchement du malus a été abaissé. Effectivement, à compter de l’année prochaine, votre voiture sera concernée par le malus écologique dès lors qu’elle émettra plus de 110 grammes de CO2 au km (contre 117 g/km en 2019).

D’autre part, le montant de la taxe a été augmenté. Jusqu’ici, le malus de départ était de 35 € (pour 117 g/km) et atteignait au plus 10 500 € (pour 191 g/km). Pour 2020, la taxe a été revue à la hausse. Effectivement, les montants minimums et maximums du malus seront -à partir de janvier prochain- respectivement de 50 € pour 110 g/km et 12 500 € pour tous les véhicules émettant plus de 173 g/km. La taxe augmente donc aussi plus rapidement, à titre d’exemple : un véhicule rejetant 117 g/km de CO2 est soumis en 2019 à un malus de 35 €, celui-ci sera de 210 € en 2020.

 


Un bonus réservé aux voitures 100 % électriques

S’il y aura plusieurs changements pour le malus en 2020, du côté du bonus écologique, aucune modification à l’horizon. Effectivement, comme en 2019, la prime sera octroyée uniquement aux automobilistes achetant une voiture 100 % électrique. Et bien que la prime soit d’un montant élevé -6 000 €- cela ne semble pas convaincre les Français. En témoigne le nombre de voitures électriques achetées en France l’année dernière : environ 40 000, soit 2 % des ventes de véhicules neufs. Et cela ne risque pas de s’améliorer cette année puisque, de janvier à mai 2019, seuls 15 000 véhicules ont bénéficié de la prime.

Comment expliquer ce chiffre en recul ? En fait, au fur et à mesure des années, les conditions d’éligibilité sont devenues de plus en plus restrictives. Au départ, le bonus concernait aussi bien les voitures hybrides rechargeables que les voitures thermiques et électriques. Mais la prime pour les voitures thermiques a été arrêtée en 2015, tandis que celle destinée aux hybrides en 2018. Par conséquent, le bonus écologique est devenu moins attractif.

D’autre part, la prime ne semble plus être un levier suffisant pour convaincre les futurs acheteurs. Avec les nombreux nouveaux modèles de véhicules hybrides qui vont être commercialisés prochainement, l’État aurait donc tout intérêt à réintégrer ces modèles dans le bonus écologique s’il souhaite le redynamiser.

 

Partant d’une bonne initiative, l’écotaxe a incité, dans les premières années de sa mise en application, bon nombre de Français à franchir le cap de l’achat d’un véhicule “propre”. Néanmoins, au fil des années, l’engouement des automobilistes pour ces voitures s’est essoufflé. Et étant donné le coût -onéreux- d’une voiture 100 % électrique, la prime du bonus écologique n’est plus un argument suffisant. Que ce soit pour un véhicule “propre” ou polluant d’ailleurs, l’achat d’une voiture est un investissement conséquent. C’est pourquoi, pour la financer, le crédit auto est souvent la solution la plus adéquate. Sur LeComparatif.com on compare toutes les offres et on vous aide à trouver le meilleur crédit auto pour votre future voiture !

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